Un photographe peut en cacher un autre

En 2014, comme les deux années précédentes, la profession de photographe a été élue « Métier préféré des français » par le magazine Orientations. Pourtant, comme nombreux de mes confrères, je constate régulièrement qu’il est bien mal connu.

Être photographe indépendant c’est concevoir, mettre en œuvre et produire des images pour en vivre (oui, bizarrement cette notion nécessite d’être régulièrement rappelée: le photographe professionnel ne cède pas gratuitement les fruits de son travail!).

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Merci à Mon maçon était illustrateur qui autorise l’utilisation de ses visuels dans un but pédagogique. Je vous invite à visiter l’une ou l’autre de ses pages bien connues des créatifs. Des situations souvent rencontrées dans mes pratiques photographiques et graphiques. Un constat piquant et réaliste révélé avec humour. monmacon.tumblr.com – www.facebook.com/MonMaconEtaitIllustrateur

Un métier, une multitude de photographes.

Pour devenir photographe professionnel il faut d’abord choisir le statut sous lequel exercer.
Celui-ci dépend du type d’usage et du mode de diffusion qui sera fait des photographies réalisées.

Qui sont les photographes professionnels?

  • Le photographe artisan travaille majoritairement pour les particuliers. Il dispose généralement d’une boutique, il y vend et/ou répare du matériel photographique, développe des images argentiques ou numériques…
    Il réalise également tout type de prise de vue comme la photographie dite « sociale » (événements familiaux, photographie scolaire, portrait d’identité) et éventuellement des photographies destinées aux professionnels.
    La rémunération de son travail se fait par le biais de l’établissement de factures, mais il ne lui est pas interdit de produire également des notes d’auteur dans le cadre de commandes provenant de professionnels.
  • Le photographe auteur (c’est mon cas) travaille majoritairement pour les professionnels. Ses images sont destinées à être exposées, publiées, diffusées au public à des fins d’information, de publicité ou de commercialisation.
    Il ne peut pas faire de photographie sociale ou de commerce destiné directement aux particuliers. En revanche, il peut leur vendre ses créations artistiques comme tirages d’art limités à 30 exemplaires numérotés et signés.
    La rémunération de son travail se fait par le biais de l’établissement de notes d’auteur.
  • Le photojournaliste travaille pour la presse, et dispose d’un statut de pigiste.
    La rémunération de son travail se fait par le biais de fiches de paie et il dispose des mêmes droits que les salariés.
    Les travaux commandés par les organismes de presse et payés en droit d’auteur sont illégaux.

NB: Tout photographe, qu’il soit amateur ou professionnel, est créateur d’une œuvre de l’esprit et peut faire valoir sur ses photographies ses droits d’auteur, un statut particulier protégé par le Code de la Propriété Intellectuelle.
À ce titre, il peut produire une note d’auteur, il est alors assujetti à l’Agessa. Il devient affilié dès que son activité devient professionnelle et qu’il en fait la demande.

Cet article est issu des recherches et des expériences personnelles de l’auteur. Certaines informations peuvent être incomplètes ou erronées.